Politique
Rachida Dati avertit qu’elle va « frapper » une fonctionnaire de l’Assemblée, la séance sur l’audiovisuel mise en pause

Une vive altercation a éclaté le mardi 1er avril entre la ministre de la Culture, Rachida Dati, et une administratrice de l’Assemblée nationale, lors d’une séance de la commission des Affaires culturelles. Selon Libération, cet incident a conduit à la suspension des débats sur l’audiovisuel, prévus dans la nuit.
Le conflit a débuté après le dépôt d’un amendement de dernière minute par Rachida Dati, jugé irrecevable par l’administration de l’Assemblée. Plusieurs témoins, dont le député LFI Aurélien Saintoul, rapportent que la ministre aurait alors menacé une fonctionnaire en déclarant : « Je vais la frapper. » D’autres propos attribués à Dati incluent : « Arrêtez de faire de l’excès de zèle » et « Vous pouvez arrêter avec votre petit sourire mais je suis comme ça, je dis la vérité. » Ces déclarations ont accentué la tension dans la salle.
Le démenti de l’entourage de la ministre
L’entourage de Rachida Dati conteste fermement ces accusations. « C’est archi-faux, la ministre n’a jamais dit cela », affirme son cabinet, reconnaissant toutefois une altercation, mais uniquement entre la ministre de la Culture et Aurélien Saintoul. Selon cette version, les propos rapportés par les témoins auraient été déformés ou mal interprétés dans le feu de l’échange.
Face à l’escalade, la présidente de la commission, Fatiha Keloua Hachi, a suspendu les travaux pour la nuit, estimant que « les conditions n’étaient pas réunies pour avoir un débat apaisé ». La députée LFI Mathilde Panot a annoncé son intention de saisir officiellement la présidente de l’Assemblée nationale pour faire la lumière sur l’incident. De son côté, l’entourage de Dati s’est dit irrité d’avoir appris la suspension via un tweet. Le cabinet du ministre des Relations avec le Parlement suit l’affaire de près.
Ce clash a eu lieu pendant des débats sur l’audiovisuel déjà bien agités, surtout à cause de désaccords sur les amendements acceptés ou non. Le scandale autour des mots qu’on prête à Rachida Dati pourrait encore plus embrouiller les choses pour les prochaines réunions de la commission.
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4 commentaires
clovis
il faudrait être français et zone ue pour être élu (e)de la république ou fonction publique .on voit bien dans l'affaire du franco algérien ministère des finances travaillant avec l'antie française pour l'algérie au cachot 20ans retour en algérie avec sa conne et plus de retour possible
Clovis, on n'a commencé à parler une sorte de "langue française" qu'à partir du IXe siècle. Avant, c'était une bouillie germano-gallo-latine. Toi, tu la ressuscites !
vert10
Effectivement la binationalité est un problème pour les fonctions électives et fonctionnaires. En Algérie il faut renoncer a sa 2eme nationalité pour être fonctionnaire. Les marocains sont tous marocains par le droit du sang. Seul le roi , peut leur retirer la nationalité marocaine
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